Le Sénégal a de nouveau inscrit son nom au palmarès de la Coupe d’Afrique des nations. Ce dimanche soir, dans un stade Prince Moulay Abdellah incandescent à Rabat, les Lions de la Teranga ont dominé le Maroc au terme d’une finale haletante (1-0 a.p.), décrochant ainsi leur deuxième trophée continental.
Dès les premières minutes, la rencontre a tenu toutes ses promesses. Sénégalais et Marocains ont affiché une intensité remarquable, se projetant rapidement vers l’avant et se créant plusieurs situations franches. Les hommes Pap Diaw ont frôlé l’ouverture du score peu avant la pause, lorsque Ndiaye, à dix minutes de l’entracte, a manqué de précision face au but. Côté marocain, Lamine a répondu par une tentative en première intention, mais son extérieur du pied, trop ouvert, a fui le cadre.
Cette finale revêtait un caractère particulier pour les deux sélections. Le Sénégal disputait sa troisième finale en quatre éditions, confirmant sa régularité au plus haut niveau continental. Le Maroc, de son côté, retrouvait ce rendez-vous ultime 22 ans après sa dernière finale en 2004, avec l’espoir de mettre fin à près d’un demi-siècle de disette africaine.
Le tournant du match est survenu dans les arrêts de jeu du temps réglementaire. Bousculés mais toujours dans le coup, les Lions de l’Atlas ont obtenu un penalty inespéré. Brahim Díaz s’est présenté face au gardien sénégalais Mendy, mais sa tentative a manqué de justesse, laissant passer une occasion en or de faire basculer la finale.
Revigorés par ce sursis, les Lions de la Teranga ont frappé dès l’entame de la prolongation. Sur une frappe lointaine parfaitement enroulée, Pap Gueye a surpris le portier marocain et libéré tout un peuple (1-0). Un but décisif, symbole de la maîtrise et de la maturité sénégalaises.
Solide, discipliné et réaliste, le Sénégal a ensuite résisté aux dernières offensives marocaines pour s’offrir un nouveau sacre africain. À Rabat, les Lions de la Teranga ont rugi une nouvelle fois, confirmant leur statut de référence du football africain.
Par Moudias













