À la veille de la finale de la CAN 2025, la Confédération africaine de football (CAF) a officialisé, ce samedi, une décision majeure qui redessine le paysage du football continental, la suppression du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN).
Lancée en 2009, cette compétition réservée aux joueurs évoluant dans les championnats locaux africains s’était imposée, au fil des éditions, comme une vitrine du football domestique. Défendue avec ferveur par l’un des anciens présidents les plus emblématiques de la CAF, le Camerounais Issa Hayatou, le CHAN incarnait une volonté politique forte, valoriser les talents locaux et renforcer les ligues nationales.
Mais derrière l’ambition sportive, la réalité économique a fini par rattraper la compétition. Selon des responsables de l’instance continentale, le CHAN est devenu un poids financier difficilement soutenable. « Le CHAN est un gouffre financier », a reconnu un dirigeant sud-africain, évoquant des coûts d’organisation élevés et un rendement économique jugé insuffisant.
Pour combler ce vide, la CAF a confirmé la mise en place prochaine de la Ligue des Nations africaine, un nouveau format censé dynamiser les compétitions intersélections et répondre à des impératifs sportifs et économiques plus viables.
Cette annonce marque la fin d’un cycle et ouvre un nouveau chapitre pour le football africain, à un moment symbolique où le continent s’apprête à couronner un nouveau champion d’Afrique lors de la CAN 2025.













