Ce lundi 30 septembre, le Stade Petit Sory en ébullition, l’équipe des Forces armées guinéenne réintègre l’élite du football national, quatre ans après sa descente. Une montée qui résonne dans un contexte de pouvoir militaire.
Le Stade Petit Sory de Nongo a été le théâtre d’un choc footballistique aussi intense que symbolique. Devant le public des deux clubs, la grande finale de la Ligue 2 Pro a opposé deux formations aux trajectoires opposées, mais à la volonté commune d’atteindre les sommets, Karfamoriah FC, leader rigoureux du Groupe A, et l’Association Sportive des Forces Armées de Guinée (ASFAG), indiscutable patronne du Groupe B.
ASFAG, bras sportif d’un pouvoir militaire en place, fait un retour remarqué dans une Ligue 1 que le club avait quittée il y a quatre ans. Ce come-back intervient dans un climat politique où les Forces armées tiennent les rênes du pays, donnant à cette victoire une résonance qui dépasse le cadre purement sportif.
Une victoire militaire au bout du suspense
Le match s’est conclu sur un score vierge (0-0) après 90 minutes de combat tactique et physique. Mais c’est aux tirs au but que l’ASFAG a imposé sa rigueur (7-6), une victoire à l’image de son ADN, discipline, sang-froid, précision.

Le club militaire ne s’est pas contenté de jouer au football, il a envoyé un message. À travers ce retour dans l’élite, c’est l’image d’une armée organisée, conquérante et ambitieuse qui s’est imposée devant les projecteurs.
Karfamoriah FC : une première historique
En face, Karfamoriah FC peut également lever les bras. Malgré la défaite aux tirs au but, le club valide pour la toute première fois de son histoire son accession à la Ligue 1 guinéenne. Une montée qui vraisemblablement consacre un projet sportif sérieux, bien structuré, et un groupe A dominé de bout en bout.
Une montée à deux visages, un message unique
Dans une Guinée dirigée par un régime militaire, voir les Forces armées reprendre leur place dans le championnat de haut niveau agit comme une métaphore du pouvoir actuel, le retour en force des uniformes dans tous les secteurs.
Par Ibrahima Foka













