Serhou Guirassy pouvait difficilement faire davantage. Meilleur buteur de la plus prestigieuse compétition interclubs, auteur d’un sprint final époustouflant avec Dortmund en Bundesliga, et 21ᵉ au classement du Ballon d’Or, l’attaquant guinéen présentait un CV en béton armé. Pourtant, il ne figure même pas dans le top 3 du Ballon d’Or africain 2025.
La réaction du journaliste et officier médias CAF, Tanou Diallo, a relancé le débat autour de la sélection des finalistes du Ballon d’Or africain 2025. Dans sa prise de position, il estime que les performances de Serhou Guirassy auraient pu lui permettre d’apparaître parmi les trois derniers candidats encore en course.
L’attaquant guinéen sort en effet d’une saison marquante, titre de meilleur buteur de la principale compétition interclubs, 21ᵉ place au classement du Ballon d’Or mondial. Malgré cela, il n’a pas été retenu dans le trio final. Une situation que Tanou Diallo qualifie d’« une grosse anomalie ».
Les votants ont finalement porté leur choix sur Achraf Hakimi, Mohamed Salah et Victor Osimhen. Ce dernier, qui « ne figurait même pas dans le classement des 30 meilleurs joueurs du Ballon d’Or 2025 », est cité par le journaliste comme un exemple d’incohérence selon lui. Tanou Diallo parle même d’une décision « incompréhensible et ridicule ».
Sur le plan sportif, Achraf Hakimi apparaît comme le favori logique pour succéder au palmarès. Grâce à sa saison aboutie avec le Paris Saint-Germain, le Marocain semble en effet disposer d’un avantage certain, renforcé par une cérémonie organisée dans son pays. Le journaliste rappelle qu’il est « très bien parti pour soulever son tout premier Ballon d’Or africain ».
Si la controverse ne remet pas en cause les performances des finalistes, elle souligne les divergences d’appréciation autour des critères de sélection.













