Le championnat guinse heurte à des débordements récurrents. Cette fois, la LGFP a choisi de frapper fort. Le Milo FC et l’AS Kaloum, deux clubs du championnat, ont été ciblés par une série de sanctions sévères qui risquent de peser sur leur dynamique sportive et leur image.
Milo FC, champion sous pression : deux matchs à huis clos et amendes salées
Les événements du match contre le Wakriya AC, lors de la 5ᵉ journée au stade Mballou Mady, ont servi de déclencheur. Envahissement de terrain, injures grossières contre le corps arbitral, atteinte physique aux officiels, jets de projectiles, un cocktail explosif qui a poussé la commission de discipline à punir fermement le champion 2025-2026.
Le verdict est sans appel :
Deux matchs à huis clos, 9 millions de francs guinéens d’amende, remboursement des frais médicaux du joueur blessé du Wakriya (1 795 000 GNF).
Sportivement, le huis clos pourrait peser lourd dans une enceinte où la ferveur de Kankan fait souvent office de douzième homme. Économiquement, enfin, le cumul des amendes fragilise un club dont les revenus restent modestes malgré son statut de champion.
AS Kaloum également rattrapé : 13 millions d’amende pour un Classico sous haute tension…
Le Clasico face au Horoya AC, disputé le 23 novembre, avait déjà laissé un goût amer. Trois interruptions de jeu, envahissement de pelouse au stade de la Mission, atmosphère électrique, autant d’éléments qui ont justifié une amende record de 13 millions de francs guinéens contre l’AS Kaloum.
Le club jaune et vert, déjà en quête de stabilité sportive, voit s’ajouter une pression supplémentaire dans une saison où rien ne lui est épargné. Une sanction jugée « lourde » en interne. Du côté du AS Kaloum , la pilule passe mal. Certains proches et sympathisants dénoncent « une disproportion » par rapport à la gravité de l’incident survenu à Kankan où plusieurs joueurs du Wakriya ont payé à sansg les frais de la colère des supporters. Les comparaisons affluent, « ailleurs, il y a eu du sang versé », entend-on, manière de souligner une forme d’inégalité dans la gradation des sanctions.
Un discours qui pourrait alimenter les tensions avec la Ligue à un moment où le football guinéen cherche justement à restaurer la confiance dans ses institutions.
En sanctionnant simultanément deux clubs majeurs, la LGFP envoie un message, tolérance zéro face aux débordements. Mais derrière la fermeté affichée, la question demeure : ces décisions suffiront-elles à enrayer une spirale d’incidents devenue quasi chronique sur les terrains du pays ?Observons la suite des évènements…













