L’action judiciaire engagée par le président de la Fédération Guinéenne de Football contre les dirigeants de Kaloum FC provoque une levée de boucliers. Entre accusations de violation des statuts et menaces de recours devant la FIFA, le football guinéen s’enfonce dans une nouvelle zone de turbulences.
L’affaire de l’audio fuité, attribué au président de la Fédération Guinéenne de Football (FGF), Sory Doumbouya, a franchi les portes des tribunaux civils. En réponse à la plainte déposée par le patron du football guinéen contre le président et le secrétaire général de Kaloum FC devant une juridiction de droit commun Guinéen, plusieurs grands clubs du pays ont brisé le silence pour exprimer leur vive indignation.
Une violation des textes dénoncée
Le cœur du litige ne porte plus uniquement sur le contenu de l’audio, mais sur la procédure employée. À travers des communiqués quasi simultanés, le Wakriya AC, le Horoya AC et l’AS Kaloum dénoncent d’une même voix une « violation flagrante » des textes régissant le football national et international.
L’AS Kaloum pointe notamment l’article 16 des statuts de la Fédération, qui impose de régler les litiges sportifs au sein des instances internes. Pour le club de la presqu’île, ce recours à la justice ordinaire est un « abus de pouvoir » qui fragilise l’intégrité de la gouvernance sportive.
Un élan de solidarité inédit…
Le Wakriya AC s’est dit « profondément choqué » par cette démarche du garant moral de l’association contre l’un de ses propres membres. Un sentiment partagé par le Horoya AC, qui qualifie cette action d’« atteinte grave aux droits des membres ».
Cette convergence de vues entre des clubs majeurs souligne l’isolement croissant de la présidence de la FGF sur ce dossier.
Les signataires estiment que le président de la Fédération, en sa qualité de premier responsable, aurait dû privilégier les mécanismes de médiation interne plutôt que d’exposer les membres de la famille du football devant les tribunaux civils.
Affaire à suivre…
Par Ibrahima Moudias













