À quelques jours du départ du Syli Basket Féminin pour Abidjan, où se tiendra l’Afrobasket 2025 du 26 juillet au 3 août, Aguibou Diallo, chargé du Basket Jeunes et Féminin à la FGBB, s’est exprimé sur le plateau de la RTG ce dimanche, pour faire le point sur les préparatifs d’une équipe en pleine mutation, mais aussi alerter sur les failles structurelles qui freinent son envol.
Entre rajeunissement stratégique et frustrations administratives, l’homme fort du basket féminin guinéen a tout d’abord rappelé le travail interne qui s’est fait pour enroler des joueuses.
« Sachant qu’il y a une grande partie de l’équipe qui était vieillissante, il fallait déjà entamer le rajeunissement de l’équipe », a-t-il expliqué, justifiant l’arrivée de Djaka Bereté, jeune talent considéré comme un « renfort de taille ».
Il précise : « Nous nous battons pour finaliser son éligibilité ». Dans la même dynamique, d’autres internationales comme Maceny et Bantouly Camara sont attendues dans le groupe.
Mais l’espoir de performance est fragilisé par des problèmes d’organisation. « Nous allons nous battre pour qu’elle [ Djaka] s’intègre parfaitement à l’équipe. Malheureusement nous n’avons pas pu enrôler Rebecca Kabat, une joueuse à fort potentiel qui vit aux États-Unis… », indique-t-il, avant de souligner le travail de fond mené en interne : « Nous allons nous battre avec le directeur général, l’entraîneur actuel Malick Koné, avec qui nous construisons un programme ambitieux de développement du basketball ».
Cependant, Aguibou Diallo ne cache pas son amertume face au manque de soutien.
« On ne peut pas parler aussi de performance s’il y a des difficultés financières, c’est l’occasion de le dire. Aujourd’hui, nous ne sommes pas accompagnés. Quand je le dis, c’est que nous ne sommes pas accompagnés, avec des lenteurs dans le traitement des dossiers administratifs, les décaissements, et tout cela. Nous sommes toujours dans l’incertitude ».
Ce flou organisationnel a déjà coûté cher à l’équipe. « Il faut faire une bonne planification afin que ces joueuses puissent caler dans leurs agendas. Déjà, on a eu trois désistements à la dernière minute parce qu’elles n’en pouvaient plus. Elles n’avaient pas quelque chose de clair sur la table. À chaque fois qu’elles échangeaient avec nous, parallèlement, nous aussi, on attendait un retour de la part du ministère des Sports », déplore-t-il.
Le Syli Féminin prendra néanmoins son vol ce lundi pour un stage de préparation à Abidjan, afin d’affûter ses armes avant d’affronter le Sénégal et l’Ouganda dans la poule C.













