Menée de deux buts à dix minutes du terme, la Guinée de Paulo Duarte a arraché un nul inespéré face au Togo (2-2) ce mardi à Rabat. Un scénario fou porté par l’inévitable Serhou Guirassy.
On pensait le Syli National condamné à une nouvelle défaite frustrante sous l’ère Duarte, mais le football guinéen a cette fâcheuse ou délicieuse habitude de ne jamais mourir avant le coup de sifflet final. Au stade Moulay El Hassan, les Éperviers du Togo ont pourtant longtemps cru tenir leur victoire après avoir puni les errances défensives du Syli.
Tout commence par un naufrage évitable. À la 26e minute, Saïdou Sow commet l’irréparable dans la surface, permettant à Kévin Denkey d’ouvrir le score sur penalty (1-0).
Malgré une tentative de réaction de Serhou Guirassy sur coup franc avant la pause, la Guinée patine. Les ajustements tactiques de Duarte au retour des vestiaires, notamment sur les flancs, peinent à stabiliser le bloc. Le coup de massue tombe à sept minutes du terme : un second penalty est accordé au Togo, qui fait le break et semble plier l’affaire (2-0, 83e).
C’est là que le « réveil tardif » guinéen entre en scène. D’abord, Mamady Cissé redonne espoir aux siens en réduisant l’écart dans la foulée (2-1). Piqués au vif, les Guinéens jettent leurs dernières forces dans la bataille. Dans les arrêts de jeu, c’est l’artilleur du Borussia Dortmund, Serhou Guirassy, qui surgit pour égaliser et climatiser le banc togolais (2-2).
Si ce nul arraché aux tripes sauve les apparences, Paulo Duarte aura encore du pain sur la planche pour régler une arrière-garde trop souvent à la faute. Mais avec un Guirassy en mode sauveur, la Guinée s’évite une crise de résultats en pleine fenêtre FIFA.













