Lourdes défaites, lacunes tactiques et élimination précoce, le parcours des écolières guinéennes au Championnat d’Afrique Scolaire au Mozambique sonne comme un sérieux avertissement pour le football à la base.
Le verdict est tombé à Maputo. Les moins de 15 ans guinéennes quittent la compétition par la petite porte, avec un bilan comptable qui fait mal, 9 buts encaissés, 2 buts marqués en seulement trois sorties. Si le talent brut existe, la réalité du haut niveau scolaire a cruellement rappelé à la Guinée ses manquements structurels.
Une entame de tournoi cauchemardesque…
Tout avait très mal commencé pour le Syli. Dès leur entrée en lice, les jeunes Guinéennes ont subi la foudre des Black Maidens du Ghana, s’inclinant lourdement sur le score de 6-0. Un fossé technique et physique abyssal séparait les deux formations. Malgré un sursaut d’orgueil lors du deuxième match contre le Burkina Faso (2-2), l’espoir fut de courte durée. La défaite face à la Tanzanie (1-0) a scellé leur sort, les éjectant définitivement de la course au trophée.
Préparation bâclée et déficit d’infrastructures…
Au-delà des scores, cet échec soulève les éternels problèmes qui plombent le sport guinéen. Comment espérer rivaliser avec les meilleures académies continentales sans une préparation adéquate ? Entre l’absence criante d’infrastructures sportives de proximité et l’absence de compétitions régulières pour les jeunes filles, le Syli U15 est parti au front avec des armes émoussées. Pire, dans les établissements scolaires guinéens, l’éducation physique et sportive (EPS) est trop souvent reléguée au second plan, voire totalement ignorée.
Par Ibrahima Moudias













