Depuis 2014, la CAN guinéenne suit un parcours en dents de scie. Attribuée initialement pour 2023 dans le cadre d’une distribution groupée de trois éditions par la CAF, l’organisation est décalée à 2025 après le retrait au Cameroun de la CAN 2019, provoquant un effet domino.
Le président Alpha Condé accepte ce report sans opposition, dans un climat de coopération apparente avec l’instance continentale.
Dix ans plus tard, le scénario tourne à l’échec. En 2024, le président de la CAF Patrice Motsepe se déplace en personne à Conakry pour annoncer au colonel Mamadi Doumbouya le retrait définitif de l’organisation, faute d’infrastructures adaptées. Le refus catégorique du colonel d’accepter un simple report à 2026 ou 2027 précipite la décision : la CAF rouvre l’appel à candidatures, actant l’incapacité du pays à tenir ses engagements dans les délais impartis.
Deux ans après ce revers, la Guinée relance son ambition avec une candidature pour 2032 et 2036, signée le 20 août 2026 par le Premier ministre Amadou Oury Bah. Le gouvernement met en avant un “dossier solide” porté par le ministre des Sports Mamadou Cellou Baldé, s’inscrivant dans la vision présidentielle de faire du pays une terre d’accueil pour les grands événements sportifs. Reste que cette nouvelle promesse ne pourra être jugée crédible qu’à l’aune de réalisations concrètes et vérifiables, tant l’échec de 2024 a révélé l’écart entre discours et livraison effective.













